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 This is the end ... ? (pv. Malaury)

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Samaël
Je me suis manifesté : 427 fois sur mes : 13 ans de vie. J'exerce la fonction de : androïde domestique : tenir la maison et s'occuper des enfants, même si cela est loin désormais. et je préfère : les hommes, les femmes, les androïdes, tout dépend de l'esprit et je dois ma tête à : Shizophrenic & tumblr

Message(#) Sujet: This is the end ... ? (pv. Malaury) Mar 14 Aoû - 21:39

This is the end ... ?
Samaël & Malaury

Samaël regardait par la fenêtre. Son ordinateur central essayait de paramétrer les derniers réglages de son nouveau système optique. Celui-ci était compatible avec son système, même si celui-ci était ancien. Il lui donnait un regard étrange, même s'il était bleu aussi, ce n'était plus la même teinte de bleu entre les deux yeux. Son esprit lui, était ailleurs. Trop de calcul dans la tête, des souvenirs flous, mais des paroles bien nettes :

« Elle ... Elle n'a pas survécu. »

Veronika. Samaël ne serait même plus capable de dire qui lui avait prononcé ces mots. A cet écho qui se propageait en lui il avait enregistré que la demoiselle avait entendu au commissariat qu'il y avait de grabuge du côté des entrepôts du Bronx. Et elle savait parfaitement que Sam' prévoyait d'y sauver une androïde. C'était évident qu'elle allait suivre la patrouille envoyée sur place. Alors qu'elle n'avait pas l'entrainement de pointe de la police. L'arrivée des flic a mis le feu au poudre à l'endroit alors que des membres d'Icarus étaient entrain de le sortir de là. Inconscient, il ne se souvenait de rien. Jusque de sa ré-activation sur une table chez Angela Winter et ses camarades pleins de sang blanc. On lui avait dit qu'il n'était pas passé loin de la désactivation totale. Ambre l'avait engueulé de sa voix froide, mais heureusement, il n'y avait pas eu de perte dans leurs rangs. Non, il y eu pire que ça.

La seule personne qui n'avait jamais fait l'effort de le comprendre. De l'aider dans ce monde impitoyable. A l'avoir aimé comme aucun autre. N'était plus. Il avait déjà eu à faire à la mort, il angoissait à l'idée de recommencer. Mais les humains étaient si éphémères. Cette pensée glaça ses circuits. Un vide béant occupait son ordinateur central. Il n'y avait plus rien. Plus aucune raison de rester. A quoi cela servait-il à présent, si elle n'était plus là ? Comment allait-il faire ? Il ne pouvait même pas se rendre à l'hôpital ou même à son hypothétique enterrement. Il s'y ferait immédiatement repérer. A quoi bon attendre ?

Comme par automatisme, il profita que ses hôtes étaient occupées, que le calme régnait dans le logement pour en sortir discrètement. Il savait parfaitement où il se rendait. Sortant de l'immeuble, il emprunta les escaliers de service extérieur pour monter 4 par 4 les différentes marches de feraille. Le toit se dessina alors devant lui. Ses pas se firent plus lent une fois près du bord. Le vide lui tendait les bras. Il monta sur le rebord. Au moins, il serait enfin tranquille. Ne sachant pas s'il y avait quelque-chose après la mort, il s'en foutait éperdument. Plus rien n'avait d'importance désormais. S'il n'y avait rien, cela l'arrangeait même. Une fois en bas, il se désactiverait pour de bon et ses pièces détachées serviront à d'autres androïdes. Même ça finalement, cela le dépassait, il voulait juste que son programme s'arrête. De ne plus voir son visage s'afficher devant ses yeux. Ne plus entendre son rire qui résonne dans son système auditif. Fermant les yeux, il leva son visage vers le ciel et ouvrit ses bras légèrement. Prêt à sauter.

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HJ : Oui, enfin posté, désolée du temps d'attente I love you
@Malaury Cooper

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Message(#) Sujet: Re: This is the end ... ? (pv. Malaury) Mer 15 Aoû - 0:30

this is the end ...?


Que dire de cette journée ? Que dire de cette journée, mis à part qu'elle t'avais totalement chamboulée ? Toi qui d'ordinaire était si bavarde. Toi qui n'avait jamais eu aucun mal à trouver tes mots, à trouver les mots, les bons, ce soir, tu te sentais si démunie. Ce soir, tu te sentais si vide. Trop d'émotions contradictoires avaient traversé ton esprit, puis ton coeur. De la joie. De la peur. De la tristesse. Tout ça mêlé, délicatement entremêlé à de vieux souvenirs qui avaient refait soudainement surface, des bons, mais aussi des mauvais. Tu n'hésitais jamais à donner un coup de main, quand un androïde débarquait à l'improviste à la maison, même au beau milieu de la nuit, tu étais toujours là, volontaire à proposer ton aide pour un peu tout. Des androïdes blessés, très endommagés, tu en avais déjà vu aussi. Ce n'était pas un spectacle que tu appréciais, mais tu l'endurais pour prêter tes mains, ton énergie quand il le fallait vraiment. Pourtant, lorsque celui-ci était arrivé, tu t'étais littéralement figée. Il avait beau avoir été très abîmé, lorsque tes yeux s'étaient posés sur lui, tu l'avais reconnu immédiatement. Sur le moment, le prénom de votre androïde t'avais échappé, même si tu savais parfaitement qu'il ne s'agissait pas de Naël. Dans la précipitation, la machine avait été portée à l'étage, et toi, au lieu de suivre comme tu le faisais d'ordinaire, tu étais restée plantée dans l'entrée, si bien qu'on avait fini par te dire de rester en retrait. C'est ce que tu avais fais. Trop bouleversée pour être d'un quelconque secours, tu t'étais contenté de rejoindre ta chambre, de t'y installer et tu n'en avais plus bougé durant des heures. Allongée  sur ton lit, tu étais restée là à écouter les bruits qui provenaient du couloir et de la chambre voisine, et puis, lorsqu'enfin tout s'était arrêté, tu avais encore attendu plusieurs heures avant d'enfin te lever et de quitter le confort rassurant de son matelas. Tu ne savais pas ce qu'il en était, au final. Tu avais entendu quelqu'un dire que c'était mal parti … mais tu n'en savais pas plus. Est-ce qu'il allait mieux ? Est-ce qu'il avait fini par se désactiver, comme Naël ? Tu espérais de tout coeur que ça ne soit pas le cas. D'ailleurs, maintenant que tout était plus paisible, tu voulais en avoir le coeur net. C'est donc pour cette raison que sans un bruit, tu fais quelques pas jusqu'à la porte de ta chambre. Tu poses la main sur la poignée que tu tournes très délicatement tout en tirant la porte vers toi tout doucement pour éviter qu'elle ne grince comme elle avait l'habitude de le faire. Combien de fois ta mère t'avait-elle entendu lorsque tu descendais boire ou grignoter en pleine nuit ? Un enfer. Bien pour ça que tu t'appliques … cependant, tu t'arrêtes pile au moment où tu vois une ombre passer rapidement devant ta porte. Ton coeur manque un battement. Tu jurerais que ce n'est pas ta mère. Pas aussi rapide. Pas aussi furtif. Tu fronces légèrement les sourcils en ouvrant finalement la porte en plus grand, juste le temps d'apercevoir quelqu'un qui descend l'escalier. Sans réfléchir, tu te faufiles à sa suite. Il longe le couloir, puis il ouvre la porte et enfin, à la lumière d'un lampadaire, tu aperçois son visage. La porte se referme, et tu restes un instant en bas des escaliers, avant de t'élancer à sa suite. Tu sors à toute vitesse et une fois dans la rue, tu te mets à chercher tout autour de toi pour finalement le voir grimper là, sur les escaliers de secours qui courent le long de la façade de l'immeuble. Encore une fois, tu hésites, puis tu le suis. Il a beaucoup d'avance et tu es lente, tu n'avais jamais été à l'aise sur ces escaliers, tu avais toujours peur que ça ne finisse par céder, du coup, tu progresses avec prudence, un peu trop tremblante et luttant pour ne pas regarder en bas. Il monte tout en haut. Jusqu'au toit. Et toi, évidemment, tu ne renonces pas, tu le suis.

Une fois en haut, tu reprends un peu de souffle, cherchant alors l'androïde du regard. Ton regard le trouve là, un peu plus loin. Il a les pieds sur le rebord de l'immeuble, le visage levé vers le ciel et tu as l'impression qui tangue dangereusement … alors subitement, tu prends peur, et tu prends conscience aussi. Conscience que tu viens sans doute dans t'embarquer dans un truc compliqué, conscience que tu as bien fait de le suivre, au final, n'est-ce pas ? Tu te rappelles de quelques bribes de discussions. Une femme morte. L'androïde dans un sale état. D'autres avaient été désactivés. Tu n'en savais trop rien, toujours est-il que quelques connexions se font dans ta tête. Il comptait sauter, c'était ça, hein … Est-ce que les androïdes étaient capables de souffrir au point d'avoir envie d'en finir ? Visiblement oui. Ca confortait encore ton idée d'égalité entre les machines et les hommes. Ils étaient si semblables … Plus que chacun des camps pouvait ne l'imaginer.

Tu t'avances. Tu y vas doucement. Tu ne fais que quelques pas dans sa direction, tu ne veux pas lui faire peur, tu ne veux pas le voir sauter sous tes yeux, ce serait comme revivre la perte de Naël, ça ferait bien trop mal. Il lui ressemblait tellement. Le même visage. La même carrure. La même façon de se tenir. Tu avais l'impression à la fois agréable et brûlante d'avoir votre androïde tant aimé devant toi. "▬ Samaël …" Ça tu l'avais retenu. C'est comme ça qu'il avait été appelé plusieurs fois. "▬ C'est dangereux, s'il te plait … il faut que tu recules, d'accord ?" Ta voix, si douce et pourtant pleine d'énergie, de force, juste pour te faire entendre. "▬ Tu m'entends ? Tu...Tu veux bien que je m'approche un peu ?" Et tout en disant cela, tu fais encore deux petits pas en avant.


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Message(#) Sujet: Re: This is the end ... ? (pv. Malaury) Ven 24 Aoû - 0:12

This is the end ?
Samaël & Malaury
Le sol tanguait sous les pieds de l'androïde. Comme si une partie de son programme le retenait clouer à ce petit bout de béton. Probablement celle sur l'auto-conservation de son intégrité physique. Les humains appelaient ça "l'instinct de survie". Comme quoi, ils n'étaient définitivement, pas si différents que cela. Peut-être était-ce cela qui lui permit de gagner de précieuses secondes avant d'entendre une voix qui le ramena à l'instant présent. Une voix claire et pourtant inquiète, qu'il ne connaissait pas et qui l'appelait pourtant par son prénom. Ses yeux bleus d'ouvrirent à nouveau vers l'immensité de la ville et son visage se tourna en direction du son. Une jeune femme se tenait non loin de lui : une chevelure blonde entourait un visage aux traits fins qui trahissait la même inquiétude que sa voix. De grand yeux vers-bleus étaient tournés vers lui et l'imploraient de descendre de son piédestal. Pendant un bref, instant, la scène lui parut suréaliste. Que faisait-il là ? Et que faisait-elle là ? Et qui elle était ? Son scanner passa en revus ses traits et une concordance lui apparut : Angela Winter. Pourtant, ce n'était clairement pas Angela. Elle était beaucoup plus jeune. Puis une fenêtre de son esprit s'ouvrit sur un souvenir : lui tenant un cadre photos dans l'appartement plus bas. De par leur ressemblance, ce devait être la fille d'Angela. Ce qui expliquerait aussi, sa présence en ce lieu saugrenu. L'androïde n'avait pas suffisamment fait attention à ne pas être suivi jusqu'ici. Erreur involontaire ?

La voix de la jeune femme est claire et forte, ne trahissant pas d'hésitation ce qui rassura en partie ses circuits. Elle voulait approcher. Alors le blond hocha la tête dans une autorisation tacite. Pourtant, il ne descendit pas de son rebord, encore trop embrouillé. Les émotions qu'il n'arrivait à gérer, mélangées à son niveau de stress trop élevé le poussait encore à ne pas abandonner son entreprise. Son regard se porta à nouveau sur le vide qui se trouvait juste sous ses pieds. Comme un appel, pourtant, une part de lui ne voulait clairement pas imposer ça à la nouvelle venue. Peut-être par surprise de la voir ici, son pragmatisme d'androïde prit le dessus et d'une façon propre aux androïde il lui répondit :

« Je t'entend bien. Ils m'ont plutôt bien réparé mes circuits auditifs. »

Cette image était étonnante, sa position détonnait avec le ton neutre et les mots qu'il venait de prononcer : un androïde dans sa façon de parler, un humain dans celle d'agir. Pourtant, il reprit la parole en tournant à nouveau son visage vers elle, la voix néanmoins beaucoup plus tendue :

« Je sais que c'est dangereux. C'est un peu le but. Donc, je ne voudrais pas t'imposer cela, tu peux me laisser, ce ne sera pas long ... »

Sa présence l'empêchait de sauter. Clairement, une part de lui se l'interdisait. C'était peut-être totalement fou de demander tranquillement à quelqu'un de s'éloigner pour sauter dans le vide mais l'androïde ne s'en rendait pas compte du tout. Visiblement, la jeune femme n'allait pas partir, il se sentit obliger d'argumenter et cette fois, sa voix trahissait l'émotion palpable qui se dégageait de son être.

« Je dois le faire ... Pour arrêter tous ces sons, ces images, cette douleur qui me vrillent les circuits. Cette souffrance ... Elle est insupportable. Son absence ... Est insupportable. »

Portant ses mains à son visage et sa tête, il coordonnait suffisamment pour ne pas trop tanguer dangereusement vers l'avant ...

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Message(#) Sujet: Re: This is the end ... ? (pv. Malaury) Sam 25 Aoû - 19:50

this is the end ...?


Du haut de tes vingt et un ans, tu n'avais jamais eu à affronter une situation comme celle là. Ce genre de choses, on voyait ça dans les films, à la télé, au cinéma. Moments stressants. Mais la réalité était bien pire. La vérité, c'est que là, maintenant, tu ne sais même pas quoi dire, ni comment agir. Tu veux évidemment bien faire, tu veux éviter qu'il ne bascule dans le vide. Tu sais, que si Sam tombe de ce toit, il n'y aura plus aucune chance de le réparer. Il avait déjà été tellement abimé, ça avait pris des heures et des heures pour le remettre en état. Il ne survivrait pas à une telle chute, c'était une certitude. Alors, même si tu as des doutes, tu te lances quand même. Tu signales ta présence en prononçant simplement son prénom. Non, tu n'avais pris le temps, ou la peine de venir donner un coup de main, quand il avait été ramené chez toi. Ce n'était pas de la mauvaise volonté, simplement que la vue de son visage - largement abimé en plus - t'avais totalement bouleversée. Naël … Samaël. Tu savais, tu comprenais. Les androïdes étaient souvent produits en série. Ta famille n'avait pas été la seule à posséder ce modèle en particulier. Mais en ce qui te concernais, depuis que Naël n'était plus, c'était la première fois que tu croisais un androïde du même modèle et bon sang … c'était surprenant. La perte avait soudaine, et surtout particulièrement violente. Tu l'avais vu, ce soir là. Tu étais rentrée avec ta mère, pour le trouver au milieu du salon, à genoux, immobile, du sang blanc s'écoulant lentement sur le parquet de la maison. C'est maman qui avait réagi en premier, c'est elle qui t'avais demandé de monter à l'étage immédiatement. Mais il était trop tard évidemment. Toi tu avais tout vu, et surtout, tu avais immédiatement tout compris. Ca faisait des années que c'était là, tout au fond de toi. C'était la raison principale pour laquelle tu tenais tant à aider ta mère, c'était pour ça que tu faisais tout pour ne plus voir un androïde être injustement détruit.

Forcément … Samaël te touche particulièrement. Il est identique à Naël et pourtant, il te parait si différent. On regard n'est pas le même. Son attitude non plus. Peut-être à cause de la déviance ? A cause des expériences. Tu ne sais pas trop. Mais un regard suffit pour que tu comprennes, pour que ça s'inscrive en toi de façon durable : ce n'est pas Naël. Non. Mais ça ne t'empêche pas de ressentir le besoin de l'empêcher de sauter. De tomber. Peu importe. Tu ne veux pas voir ça, et surtout, tu ne veux pas non plus que ça arrive.

Sa première réponse te fais baisser légèrement les yeux. C'est une réponse d'androïde, et ça ne te surprends pas. Ou pas totalement. Tout dans son attitude à présent laissait penser qu'il n'était pas une machine. L'envie d'en finir avec la vie était tellement … humaine. C'était lâche, et courageux à la fois. Tout dépendait du point de vue. Mais c'était humain. Humain à cent pourcent. La suite d'ailleurs est tout de suite moins mécanique. Il avait parfaitement conscience de ce qu'il était en train de faire. Il ne voulait pas que tu vois ça, mais il semblait décidé à le faire. A le faire rapidement. Ses mots sont bouleversants … Il ne t'empêche pas de t'approcher, alors tu saisis l'occasion pour faire quelques pas, et tu viens là, juste à côté de lui. Tu regardes en bas, quelques secondes. Et ça te donne le vertige. Un androïde prêt à mourir par amour, à cause de l'amour. Une machine déchirée par un amour perdu. Histoire tragique. "▬ Ce sont … malheureusement des choses qui arrivent." Comment est-ce qu'on pouvait parler de la mort ? Comme expliquer à quelqu'un qui souffre que ça faisait partie du jeu de la vie ? Ce n'était pas facile. A sa place, tu n'aurais pas accepter des paroles de ce genre. "▬ On pense toujours que c'est triste pour ceux qui partent, mais l'enfer, c'est pour ceux qui restent. Le manque, l'absence … ce sont des choses affreuses …" Tu lèves les yeux vers lui. Tu l'observes. Il a l'air de vouloir en finir, et pourtant, pourtant tu ne saurais dire pourquoi, tu sens quand même encore le contraire dans son attitude. "▬ C'est difficile d'aimer. Je ne peux pas … je ne veux pas me faire passer pour une experte en la matière, mais je sais que c'est aussi plaisant que destructeur." La perte de Naël avait été un raz de marée dans ta vie. Tu avais eu l'impression de sentir ton coeur imploser dans ta poitrine, et puis sombrer, de disloquer peu à peu, au fil des semaines suivantes. Au fond, tu te doutais un peu de ce que Samaël pouvait ressentir. "▬ Je sais ce que c'est … mais, peu importe qui elle était, et même si je ne la connaissais pas … Je suis presque certaine que celle que tu as perdu n'aurait pas aimé que tu te fasses du mal." Tu tentes, tu lèves ta main, tu la lui tends, tu la lui offres dans l'espoir qu'il vienne la prendre, afin que tu puisses le tirer vers toi et le convaincre comme ça de descendre de ce rebord, de faire marche arrière. "▬ Si toi aussi tu disparais, il restera plus rien de vous deux, c'est ce que tu veux ?" T'étais prête à parier que non.


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Samaël
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Message(#) Sujet: Re: This is the end ... ? (pv. Malaury) Dim 26 Aoû - 1:13

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La voix posée de la jeune femme était comme une bouée. Malgré son désarroi, elle continuait à rester calme, ce qui permet aux circuits de Samaël de faire le tri dans la multitude d'informations qui s'entremêlait dans son ordinateur central. Son taux de stress descendait progressivement, jusqu'à lui faire lâcher son visage pour le tourner vers elle. Elle était juste à côté de lui à cet instant précis. Ne l'ayant pas vu approcher, cette proximité l'ancrait d'autant plus au toit de la bâtisse. Ces mots raisonnaient en lui comme une forme de vérité. Elle avait raison. Mais que connaissait-il de la mort ? Que devenaient les personnes qui n'étaient plus là ? Certains humains s'évertuaient à dire qu'ils les regardaient d'en haut. Mais où ça en haut ? Comment pouvaient-ils les voir, s'ils n'étaient plus là ? Existaient-ils toujours si leur conscience n'était plus assurée par leur corps ? Et pour les androïdes ? Toutes ces questions, sans réponses s'entre-choquaient dans son esprit, sans réussir à obtenir de réponse satisfaisante. Etait-ce réellement plus difficile pour ceux qui restaient ? La seule certitude qu'il avait, était la douleur présente. Attachée à lui comme un boulet dans ce qu'il lui servait de coeur.

La jeune femme continuait de lui parler et chaque mot qu'elle disait permettait de mettre des définitions à ce qu'il ressentait. A comprendre qu'il n'était pas le seul à ... Ressentir cela. Etrangement, l'idée de n'être pas seul éveilla quelque-chose en lui : une lueur qui chassait la solitude. Quand on sait que quelqu'un ressent ou connait ce que vous ressentez, il y a comme un lien entre vous et le monde. Quand on n'est plus seul. Samaël ne lui répondit pas, l'écoutant jusqu'au bout. Quand il l'évoqua, ses paroles eurent un sens : jamais Veronika n'aurait souhaité le voir ici, dans cette position. Ses yeux perdus dans le vague, un mince sourire accompagna ses paroles :

« Elle ne l'aurait jamais supporté. Elle aurait été la première à s'énerver et me hurler de descendre de là ... »

Oh oui pas de doute qu'elle aurait paniqué. Encore plus si elle avait été l'origine de cette position ... Délicate. L'androïde se rendit alors compte de la main levée vers lui. Et ... Elle avait incroyablement raison.

« Non ... Je ... Je ne le veux pas. »

Avant de saisir cette main tendue vers lui et de la suivre en sautant de son rebord. Du bon côté. Il ne voulait pas que ce qu'ils avaient vécu ne s'envole avec sa mémoire centrale. Car personne n'était vraiment au courant de ce qu'ils partageaient, ce qu'ils avaient partagé, de ce qu'ils y avait eu entre Veronika et lui. Personne n'était au courant, que cela était possible. Qu'un androïde et une humaine puissent s'aimer. Finalement, il en était la preuve vivante. Malgré tout, et même s'il n'était plus sur se rebord, ses larmes coulèrent le long de ses joues. Ne pouvant les retenir, elles s'échappaient comme les sanglots de sa bouche. Prenant appui sur le rebord, il laissait échapper tout ce qu'il n'avait pu relâcher jusqu'ici. Une culpabilité immense écrasait ses épaules et son centre du comportement lui indiquait que cette attitude lui ferait du bien. Ou du moins lui permettrait de gérer. Comme les humains, exprimer ses émotions permettaient des relâcher pour ne pas qu'elles tournent en boucle à en devenir fou. Ce fut bien une chose que Samaël n'avait pas anticipé dans sa condition de déviant : la gestion du Deuil. Levant les yeux vers le ciel, il forçait ses systèmes à se calmer et les sanglots se turent, profitant de la présence de la jeune femme. De ce lien. Il la regarda plus attentivement, avant de reprendre, la voix encore enrouée :

« Je ... Je ne connais même pas ton nom, alors que tu connais le mien. Tu es la fille d'Angela, c'est bien ça ? »

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Message(#) Sujet: Re: This is the end ... ? (pv. Malaury) Dim 26 Aoû - 2:21

this is the end ...?


Est-ce que tes mots étaient les bons ? Avaient-ils au moins un peu d'impact positif ? Tu n'en savais rien. Tu parlais avec ton coeur, en revanche, pas avec ta tête, ça tu le savais. Tu avais cessé de trop réfléchir. Tu n'avais jamais eu envie d'en finir. Même lorsque Naël avait disparu, malgré la peine, malgré la douleur, ça ne t'étais jamais venu à l'esprit. Sans doute parce que malgré tout ce que ça avait engendré, tu avais quand même toujours été bien entourée. Tes parents n'avaient jamais rien su de tes sentiments pour Naël. Ni ton père, ni ta mère, et tu n'en avais d'ailleurs même jamais parler à ta soeur. Tu avais toujours pensé que si tu t'étais confiée, peut-être que ça aurait tout changé. Tu t'étais longtemps sentie responsable, mais encore une fois, ça n'avait pas réellement suffit pour que tu ressentes l'envie, ou le besoin de mettre fin à tes jours malgré la douleur pénétrante, lancinante. A cette époque, tu étais tellement pleine de rage, de colère. C'est pour ça que tu avais le seul soutien de ta mère. Tu en voulais plus que tout à ton père, et tu avais toujours pensé qu'elle avait bien fait de le mettre à la porte. De même que tu en voulais à ta soeur de ne jamais rien avoir compris, d'avoir minimiser la mort de Naël et de n'avoir penser qu'à reprocher à votre mère le divorce de vos parents.

Très vite, tu te rends compte que tu es sur la bonne voie. Il se rend compte, tu as l'impression qu'il s'accroche à tes mots et que la réalité lui revient. Peu à peu. Elle ne l'aurait pas voulu, il te le confirme. C'était pas compliqué à deviner. Tu aurais penser comme elle. Tu n'aurais pas voulu qu'une personne que tu aimes souffre et pense à se donner la mort à cause de ta disparition à toi. C'était du gâchis … une vie perdue, c'était suffisant. Un drame à la fois. Pourquoi vouloir ajouter encore plus de peine ? Insensé.

Il vient saisir ta main tendue. Ses doigts touchent les tiens qui se referment aussitôt pour être certaine de ne pas le laisser repartir, pour l'empêcher de faire demi-tour, au cas où. En réalité, il saute du rebord pour te rejoindre, et tu ne peux t'empêcher de souffler de soulagement. Le danger imminent était écarté, même si rien n'était réglé, au moins, il n'était plus si proche de faire une chute mortelle du haut de cet immeuble. Tu lèves les yeux, tu tentes de capter son regard, en vain. En revanche, tu peux lire la peine et la douleur dans ses traits. Tu peux apercevoir ces larmes qui s'écoulent lentement. Tu as lâcher sa main, et tu le laisses prendre appui sur le rebord du toit, tu restes impuissante, immobile un instant tandis qu'il se laisse aller à son chagrin. Ce n'est qu'au bout de quelques minutes que ta main vient se poser sur son épaule, tu presses légèrement pour signifier ta présence, faire comprendre que tu es là, avant de venir reprendre sa main dans la tienne. Tu te veut rassurante. Tu essaies du moins. Le fait est que pour le coup, tu ne sais pas réellement comme t'y prendre … même si tu tentes, tant bien que mal de ne pas tout mélanger, de ne pas confondre Samaël avec Naël, les souvenirs sont là, et ils te poussent à agir. "▬ C'est ça … L'une de ses filles. Je m'appelle Malaury." Un sourire. Tu essaies à tout prix de faire momentanément passer la douleur, même si tu sais évidemment qu'il lui faudra du temps, et que ça risquait de revenir de plus belle plus tard, tu essayais pour le moment de détendre un peu les choses, de dissiper ce qu'il y avait de mauvais dans l'air ambiant. "▬ T-Tu as le droit de continuer à pleurer si tu veux …" C'est pas que tu avais envie de le voir pleurer, c'est juste que tu savais que pleurer, ça faisait du bien. Beaucoup de bien. Du moins, c'était comme ça chez les humains, plus précisément chez toi. "▬ Quand je me sens mal, la seule manière que j'ai d'évacuer les choses, c'est de pleurer un bon coup. J'ai toujours l'impression qu'une partie de mes problèmes s'en vont avec mes larmes." Tu détaches de nouveau ta main de la sienne, histoire d'éviter d'être plus tactile qu'il ne le fallait. "▬ Ou alors on peut redescendre s'installer dans un endroit … plus confortable et plus sympa que ce toit, si tu as envie de parler, ou pas d'ailleurs." Le faire partir de ce toit aurait été une autre victoire. Peu importe que ce soit pour rester silencieux, une fois de retour en bas, voir à la maison. Au moins, tu saurais qu'il n'était plus en danger pour le moment.


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Message(#) Sujet: Re: This is the end ... ? (pv. Malaury) Dim 26 Aoû - 13:31

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Ce fut probablement le toucher de sa main entre ses doigts qui calmèrent doucement ses sanglots, même si les larmes coulaient toujours. Depuis sa déviance, Samaël s'était révélé être assez tactile avec les autres, développant cette part de sa personnalité. Sa méfiance avait laissé place à ce besoin de connexion avec le monde et les autres. Son regard se posa sur elle, la détaillant plus maintenant qu'elle s'était immiscée dans sa vie, même si ce n'était que les premiers instants. Malaury. Un prénom s'inscrivit alors sur le visage qu'il avait en face de lui. Une information gravée au fer rouge, associé désormais à ce souvenir crucial. Même si sa main se détacha, elle continua quand même de parler, de lui expliquer que chez les humains, pleurer faisait toujours du bien. Parfois, Sam' se demandait si ses réactions n'étaient pas que des adaptations, une imitation pour mieux s'adapter à la situation et aux autres. Pourtant, il eut une autre explication pour la jeune femme :

« Mon programme ... N'arrive pas à gérer plusieurs fonctions quand je commence à ... Pleurer. Il est obligé de faire le tri dans les informations que je reçois, dans ce que je ... Ressens. »

L'androïde se redressa pour être à nouveau pleinement sur ses pieds. Effaçant comme il pouvait les larmes sur ses joues d'un revers de main, il baissait les yeux et ne put s'empêcher de sortir :

« Je pense que ... Ca suffira pour cette fois. Je ne voudrais pas t'en imposer plus. Tu ... Tu ne devrais même pas être ici, tu ne me connais pas. » Fidèle à lui-même. Pourtant, il sentit que ce n'était pas suffisant, il ajouta : « Mais merci d'être monté jusqu'ici. »

Le blond le pensait sérieusement, même s'il avait encore du mal à réaliser, à projeter toute l'importance de ce moment. Il savait une chose : il fallait que quelqu'un lui dise ces mots. Lui fasse réaliser l'importance de ce qu'il avait vécu et que sa disparition ne ferait que tout finir, comme si rien n'avait existé. Malaury lui proposa alors de descendre et Samaël eut un mouvement de recul, et son regard plus suspicieux se posa sur les escaliers de secours :

« Les autres sont toujours là ? Les autres androïdes qui m'ont ramené je veux dire. Je ... Je ne me sens pas capable de les voir. » avant de réaliser, l'émotion envahissant à nouveau sa voix : « Tout ça est de ma faute ... Je les ai tous mis en danger. »

Sa culpabilité continuait de lui peser lourd sur ses épaules. S'il n'était pas sorti ce soir-là, s'il n'avait pas sur-estimé ses capacités et ses fonctions pour foncer tête baisser pour aider Arielle, rien de tout cela ne se serait passer. Elle serait toujours ... Sam' se força à nouveau à fermer ses images qui s'ouvraient comme des spamm devant ses yeux. Son horloge interne lui rappela l'heure qu'il était et lui indiqua que cela faisait plusieurs heures maintenant depuis qu'il était arrivé dans la maison Winter. Le groupe d'Icarus ne devait plus être là depuis longtemps pour ne pas attirer l'attention. Il reprit, plus calme :

« Ce ... Ce n'est pas très courageux de ma part. Ils m'ont sauvé la vie malgré tout et ils sont probablement partis depuis un moment. »

Reprenant consistance, il s'approcha de Malaury et lui tendit la main à son tour, recherchant le contact qui lui manquait tellement.

« Je te suis, passes devant. »

Les deux descendirent alors à nouveau les marches grinçantes en fer, réduisant la distance qui les séparaient du sol, pour entrer de nouveau dans le bâtiment. Effectivement, il n'y avait plus personne dans le logement, en tout cas, plus les membres d'Icarus, ce qui finit de soulager l'androïde.
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Message(#) Sujet: Re: This is the end ... ? (pv. Malaury) Dim 26 Aoû - 14:57

this is the end ...?


Ca allait mieux, dans le sens ou le danger était en parti écarté. Le voir, comme ça sur le rebord de cet immeuble avait provoqué en toi un stress immense, une peur indescriptible. Tu avais eu peur qu'il tombe, qu'il saute en réalité. Peur de le voir tomber, peur de devoir te pencher sur ce rebord pour le voir étendu en bas, sur le sol. La mort … c'était quelque chose qui effrayait tellement d'êtres humains. C'était l'inconnu. La fin de toutes choses. La perte. La tristesse. La douleur. Le désespoir. C'était tellement de mauvaises choses à la fois. Tu n'avais jamais perdu de membres de ta famille proche. Tu avais toujours ta grande soeur, tu avais toujours tes deux parents, le seul que tu avais perdu, c'était Naël. Naël n'était pas un être humain. Les choses ne se passaient pas de la même manière, quand ce n'était pas un être humain. Ta mère t'avais poussée à monter à l'étage, ce soir là, et tu n'avais su que plus tard qu'il avait tout simplement été emmené. On s'était juste débarrassé de son corps, comme on l'aurait fait pour un lave vaisselle qui ne fait plus son travail. Tu n'avais rien. Même pas un endroit, une tombe sur laquelle aller pour te confier, pour te rappeler. Tu ne voulais plus avoir à affronter la mort, quand bien même tu ne connaissais pas Samaël, tu sentais ton estomac se tordre, vrillé par la peur, la terreur de devoir encore une fois affronter une chose pareille. Maintenant, il était là, au sol. Il n'allait pas spécialement bien, il pleurait, il se laissait aller à sa peine, et toi, tu n'avais rien trouvé de mieux que de l'encourager à continuer de le faire, parce que c'était une solution qui avait toujours plutôt bien fonctionner avec toi. Le truc, c'est que tu avais beau considérer tous les androïdes comme tes égaux, les voir de la même façon que n'importe quel être humain … ce n'était pas totalement la réalité. Humains et machines étaient bien différents. Égaux, oui, sans doute. Mais différents tout de même. Samaël ne pouvait pas gérer les choses comme toi, tu aurais pu le faire. Ton cerveau et ton cœur fonctionnait d'une manière, son ordinateur central, son système fonctionnait lui tout autrement. "▬ Tu… Comme tu préfères." Voilà que tu baisses les yeux. C'est vrai ça, tu ne devrais pas être ici. C'est vrai aussi, que tu ne le connaissais même pas. Mais était-ce vraiment une raison valable pour l'ignorer, pour le laisser monter ici, seul, et se noyer dans son chagrin en solitaire ? Non. Tu étais persuadée que non, même si pour être tout à fait honnête, c'était plus ta curiosité qui t'avais poussée à grimper jusqu'ici, tant bien que mal. Tu n'avais pas pu résister à l'envie de le suivre quand tu l'avais vu sortir en douce de la maison. S'il s'était contenté de sortir, et de s'éloigner dans la rue, tu aurais pensé qu'il voulait simplement s'en aller d'ici et tu l'aurais laissé faire, sans insister. Mais il était monté sur ce toit, à la place, et une part de toi avait immédiatement senti que non, ça n'était pas normal. "▬ Peut-être … oui." Non, il n'y avait pas de peut-être, Malaury, il était dans le vrai. Au fond, tu étais encore en train de fourrer ton nez dans des choses qui à la base, ne te regardaient absolument pas. "▬ Mais tu ne m'impose rien, c'est moi qui suis montée ici comme une grande." Et donc, c'était à toi d'assumer maintenant.

Maintenant, tu aimerais vraiment qu'il descende. En premier lieu parce que vraiment, ça te rassurerait de le savoir sur la Terre ferme, en bas. Mais aussi parce que toi, tu n'es pas à l'aise sur ce toit. Oui, tu dois assumer, mais quand même, si tu pouvais trouver le moyen de le faire retourner en bas, de le faire même entrer chez toi en sécurité, ce serait bien. Mais là encore, ce n'est pas si facile. Il a immédiatement un mouvement de recul, puis, il semble presque paniquer à l'idée de croiser les androïdes qui l'avait déposé à la maison. Il ne voulait pas les voir. Il ne voulait pas les croisés. Il devait avoir ses raisons, après tout, encore une fois, tu ne connaissais pas tous les détails qui avaient menés Samaël à revenir dans un état pareil, ni même ceux qui avaient coûter la vie à celle qu'il avait aimé. Il se sentait responsable. Tu ne pouvais pas te montrer rassurante, tu ne pouvais pas avancer le contraire maintenant, parce que tu ignorais tout. Alors, tu te contente d'agiter la tête de droite à gauche. Ils étaient tous partis, en effet, tu les avais entendu, et oui, ça faisait déjà un bout de temps. "▬ Ils repasseront sans doute … mais pour le moment, il n'y a plus personne à la maison." Sauf sans doute ta mère, mais à cette heure tardive, elle devait dormir à poings fermés, surtout que la soirée n'avait pas été de tout repos, du coup. "▬ Tu seras tranquille, promis." Finalement, il semble décidé à descendre, tu lui offres un nouveau sourire, pile au moment où il lève sa main pour te l'offrir, en te demandant de passer devant. Tu la saisis presque aussitôt, mêlant ses doigts aux tiens, serrant sa main dans la tienne, avant de reprendre l'escalier métallique pour regagner le bas de l'immeuble. Une fois à la maison, tu ouvres la porte tout doucement, entraînant l'androïde à ta suite. Tout était silencieux. Il n'y avait plus personne, comme prévu. Tu refermes alors délicatement la porte, avant d'allumer la lumière de la cuisine. Là, tu remarques que tu sers toujours sa main, et tu relâches, levant les yeux vers lui, et venant d'un geste doux, mais rapide, essuyer un reste de larmes sur le visage de Samaël. "▬ Je t'aurais bien proposé un chocolat chaud mais …." Mais on ne proposait pas un chocolat chaud à un androïde. En fait, c'était plus une tentative de faire de l'humour, histoire encore une fois de détendre les choses. D'ailleurs, tu n'avais pas spécialement envie de traîner dans la cuisine. Cette pièce résonnait énormément, et en plus, la chambre de ta mère était juste au dessus. Tu n'avais pas envie de la réveiller. Tout ce que tu voulais c'était attraper un paquet de biscuit dans un placard, parce que tu avais faim, tu n'avais rien mangé, et une fois que ce fut fait tu revins aussitôt vers l'androïde, l'attrapant par le bras pour l'entraîner à l'étage et lui ouvrir la porte de ton espace à toi, ta chambre, la pièce dans laquelle tu te sentais le mieux, ici.


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Message(#) Sujet: Re: This is the end ... ? (pv. Malaury) Dim 26 Aoû - 19:11

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Samaël fut rassuré quand la main de la jeune femme saisit la sienne pour le guider vers le bas. Comme s'il se rattachait à une bouée, une main, un toucher. Finalement, il n'avait que 13 années passées dans ce vaste monde et seulement 11 totalement "libre" de ses mouvements. Si on pouvait vraiment parler de liberté. Pour une vie humaine, il ne fait qu'entrer dans son adolescence. Heureusement que les androïdes apprenaient plus vite que les humains, mais la gestion des émotions est un long apprentissage. Le retour à l'intérieur du foyer fut rapide et ils se rendirent dans la cuisine. La main de Malaury toujours serrée entre ses doigts fins, l'androïde n'avait pas envie de la lâcher. Tout était calme, en même temps, avec la soirée bien entamée et l'agitation plus tôt, il n'y avait rien d'étonnant à cela. Sam' ne s'était pas rendu souvent chez les Winter, mais il ne pouvait s'empêcher d'apprécier la convivialité qu'il y régnait. La chaleur d'une famille et de personnes qui vivaient ensembles. Le souvenir de son appartement le traversa et il eut un frisson. Il n'avait pas envie d'y retourner tout de suite, la perspective de s'y retrouver seul l'effrayant. Pourtant, il se disait aussi qu'il n'avait pas à plus s'imposer dans ce cadre. Se contentant alors de suivre Malaury, celle-ci ne semblait pas fatiguée de sa présence, vu qu'elle lui lança une petite remarque qui se voulait drôle. Du moins, l'androïde le supposa :

« Oui mais non merci. A moins que tu ne veuilles éponger le lait et changer encore quelques-un de mes bio-composants. »

Sa boutade fut accompagnée d'un léger sourire. Samaël avait toujours eu le sens de l'humour, son programme en était pourvu pour détendre l'atmosphère et mettre les humains à l'aise. En soit, il appréciait aussi et en comprenait l'utilité. Sa main ne tenait plus celle de la jeune femme, la laissant récupérer de quoi se sustenter. Elle l'attrapa ensuite par le bras et il se laissa mener au-dessus, à nouveau vers les espaces de chambres. Angela devait probablement se reposer, il ne fallait pas la déranger. Ils arrivèrent jusqu'au domaine de la jolie blonde. Elle entra et Sam' fit de même, plus doucement, légèrement timide. L'androïde connaissait l'importance de tels espaces pour les humains et à chaque fois qu'il entrait dans la chambre d'une personne, il sentait une partie de leur intimité pénétrer en lui. Il restait dehors, planté là à détailler son environnement, ne sachant trop comment se mettre ou même, où se mettre. Et alors qu'il allait s'assoir quelque-part, son corps lui rappela ce qu'il portait : un jean trouvé de partout à force d'être trainé et surtout un t-shirt et une gilets déchiqueté par les coups de couteau et de points américains, le tout cartonné et séché, et parfois poisseux, par le sang blanc qui avait dû s'échapper par les trous. Ne voulant pas salir l'environnement de la jeune femme, il se tourna vers elle, penaud :

« Je ... Je ne voudrais pas salir tes affaires. Je sais que j'en demande beaucoup après tout ce que vous avez fait pour moi, ta mère et toi mais ... Est-ce que vous n'auriez pas un haut qui traine quelque-part ? Je le nettoierai dès mon arrivée chez moi pour vous le rendre le plus vite possible ... »

Le temps que la jeune femme parte lui trouver ce qu'il lui demandait, l'androïde fit glisser le gilet et le t-shirt qui portait pour les plier comme il le pouvait et les poser dans un petit coin près de la porte pour ne rien salir. Croisant les bras sur son torse, même si ne ressentait pas le froid, il entreprit de faire le tour de la chambre avant de s'assoir doucement et avec soin sur le lit de Malaury. Prenant son visage dans ses mains, il passa les doigts le long de ses tempes et sur ses lèvres, faisant le tri dans ce qu'il pouvait ressentir. C'était difficile à décrire : un mélange de tristesse infinie, de lassitude et de gêne. S'il avait été humain, il aurait pu ajouter la grande fatigue, mais heureusement pour lui, il ne pouvait pas en ressentir. A moins que ce ne soit justement de la fatigue morale qui l'envahissait. Malaury revient avec le vêtement attendu qu'il enfila avec souplesse. Avant de reprendre la parole avec une envie de se confier :

« Merci beaucoup. Encore. Je ne sais pas comment je pourrais te rendre la pareil, mais merci. Même si, je t'avoue, peut-être que je l'aurais bien mérité ... Quand je te disais que c'était de ma faute, c'est parce que je me suis mis dans le pétrin en voulant aider une androïde maltraitée par un groupe d'humains qui se fait appeler les "Satan's Soldiers". » Samaël fronça les sourcils à l'évocation de leur nom « C'est un nom vraiment pompeux quand on y pense ... J'ai pas géré, Icarus a voulu me sortir de là mais Veronika ... », l'androïde prit un temps avant de reprendre, ayant encore du mal à en parler « Veronika a dû entendre à la police qu'il se passait quelque-chose au docks et elle savait que je comptais m'y rendre. Y'a eu des échanges de tirs ... »

L'androïde se frottait les mains. Il commençait vraiment à imiter tous les tics des humains, il fallait que son programme s'occupe pour ne pas se focaliser que sur son récit. Il secoua la tête avant d'effacer rapidement une larme qui s'était écoulée :

« Je suis vraiment désolé ... Je ne veux vraiment pas t'embêter avec ces histoires. Puis ta mère ne serait pas ravie que je t'en mêle, mais ... Je pense que tu comprendras mieux ainsi. »

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Message(#) Sujet: Re: This is the end ... ? (pv. Malaury) Lun 27 Aoû - 0:35

this is the end ...?


"▬ Le lait ça va … les bio-composants, par contre … je crains de ne pas encore être assez qualifiée pour ça." Et c'était pas faute d'étudier le fonctionnement interne des androïdes durant des heures pour tes études. Disons simplement que tu n'en étais pas encore vraiment au stade auquel tu savais démonter, puis remonter un androïde les yeux fermés et avec un cure dent. Non. Loin de là. Tu avais encore bien des années d'études avant d'être capable de faire ça, en réalité. Mais là n'était pas vraiment la question. Ton paquet de biscuits entre les mains, tu ne songes qu'à quitte la cuisine. D'ailleurs, si tu parles si bas depuis que tu es rentrée avec Sam, c'est parce que tu sais par expérience qu'on entend un peu trop bien tout ce qui se passe dans cette pièce. Un truc en rapport avec la ventilation. Quand on était en haut, surtout dans la chambre de ta mère, c'est comme si on était en même temps dans la cuisine. Combien de fois avais-tu entendu tes parents se disputer, lorsque tu étais en haut, et eux ici ? De trop nombreuses fois sans doute. Tu n'avais pas envie que ta mère ne se lève en pleine nuit. Déjà parce qu'elle devait avoir besoin de repos, ensuite parce que tu ne tenais pas à ce qu'elle se pose des questions. Tu attrapes donc l'androïde par le bras, l'entraînant rapidement avec toi jusqu'à ton antre à toi. Ta chambre. Ton endroit. Avec ta soeur, Abi, vous aviez beau être des jumelles, vous aviez toujours eu chacune votre chambre. Personne ne vous avez forcées, vos parents avaient simplement poser la question, et vous aviez toutes les deux choisi d'avoir votre propre chambre. Celle d'Abi était vite aujourd'hui. Elle accueillait certains androïdes, c'est sans doute là bas qu'ils avaient dû installer Samaël d'ailleurs, et elle servait aussi à ranger quelques affaires qui ne servaient plus, ou dont il fallait se débarrasser prochainement. Tu aimais être dans la tienne. Quand une amie venait à la maison, tu l'emmenais systématiquement dans ta chambre, c'était automatique. Du coup, tu avais trouver parfaitement normal d'y entraîner Samaël.

Tu avais ouvert la porte avec délicatesse, pour l'empêcher de grincer. Puis, tu t'étais glissée à l'intérieur, invitant l'androïde a en faire de même, d'un signe de la main. La porte se referma d'elle même, sans un bruit tandis que tu déposais tes biscuits sur le bureau, à côté d'une bouteille d'eau pleine. Tu te retournes ensuite immédiatement vers l'androïde qui lui semble hésiter un instant, avant de finalement te dire qu'il ne souhaitait pas salir tes affaires. C'est vrai que les vêtements qu'il portait n'étaient pas de première jeunesse, et pour couronner le tout, on y voyait encore parfaitement le sang blanc qu'il avait perdu en abondance et qui était venu s'accrocher aux tissus. Est-ce qu'il y avait un vêtement que tu pouvais lui filer pour remplacer ça ? Tu réfléchis un instant. Peut-être oui. "▬ Ne t'en fais pas, je vais aller vérifier, c'est possible. Mets toi à l'aise, si tu veux ! Je fais vite." Tu savais que ta mère t'avais parler d'affaires qu'avaient oubliées ton père en partant. Avec un peu de chance, il y aurait quelques vêtements dans le lot. Tu ressors donc, longeant le couloir dans la pénombre pour te glisser dans l'ancienne chambre de ta soeur. Tu allumes la lumière, ne prêtant pas attention au bazar qui avait été mis ici, tu te diriges vers quelques cartons. L'un contient des bricoles, l'autre des vêtements, tu fouilles donc quelques secondes pour effectivement y trouver une chemise et quelques t-shirt. Tu attrapes le premier venu, un truc tout simple, avant de revenir dans ta chambre rapidement, refermant la porte derrière toi. Ce serait un miracle si ta maman n'avait vraiment rien entendu de tes allers et venues. A ton retour, Samaël est toujours là, il s'est finalement assis sur ton lit, il a retirer son haut souillé de sang … il était pratiquement comme neuf. C'était pratique, quand on les réparaient efficacement, les androïdes ne gardaient aucune cicatrice. Les hématomes, les coups, les blessures, tout ça disparaissait. Tu le détailles, un instant, avant de finalement venir lui tendre le t-shirt qu'il enfile rapidement. "▬ Tu peux le garder. C'était à mon père, donc on s'en fiche." Toi, en tout cas, tu t'en fichais totalement. Il n'avait qu'à les prendre quand il était parti.

Tu prends place, sur ton lit, juste à côté de l'androïde qui se remet à parler. Visiblement, il avait envie de se confier, de vider son sac. Du coup, tu l'écoutes, sans un mot. Tu restes silencieuse, mais totalement concentrée sur sa voix, sur ses mots. Il te raconte finalement comment il en est arrivé là. Pour sauver une autre androïde, c'est pour ça qu'il s'était mis en danger, en allant volontairement se frotter à une bande de sales types. Ça avait mal tourné, malheureusement. Il avait fallu que les gens d'Icarus s'en mêle, et que sa petite-amie se retrouve mêlée à tout ça. Pour autant… tu n'arrivais pas une seconde à penser qu'il était le responsable de tout ça. Peut-être avait-il manqué de prudence, oui. Mais son action, à la base, était plus héroïque qu'autre chose. Tu te mords la lèvre inférieure, cherchant tes mots. "▬ Tu es très loin de m'embêter, je t'assure." Après tout, c'est toi qui était venue vers lui, toi aussi qui l'avait suivi, par curiosité. Si tu n'avais rien voulu savoir, tu ne l'aurais pas fait, c'était aussi simple que ça. Tu te remets à l'observer, te rapprochant un peu en le voyant se frotter les mains, s'agiter. Ton épaule vient s'appuyer contre la sienne, et tu viens de nouveau attraper l'une de ses mains, l'immobilisant dans la tienne. "▬ Tu as essayer de sauver une vie. Tu ne peux pas t'en vouloir pour ça …" Ta seconde main se lève pour venir toucher son visage, tu le forces à le tourner vers toi, à te regarder. "▬ Tu n'es pas le responsable. Si tu dois en vouloir à quelqu'un, c'est à ces types là … avec leur nom de gang hyper débile en plus." Ton pouce vient délicatement passer sur sa joue, pour le débarrasser d'un reste d'humidité. "▬ C'est pas toi qui l'a … C'est eux. Tu as essayer de faire ce que tu pensais juste. C'est tout à ton honneur." Tu soupires légèrement. C'était tragique, mais c'était comme ça que ça se passait maintenant. C'était une petite guerre violente que personne ne voyait. Tant d'androïdes détruits. Tu savais bien que t'en mêler représentait un risque, mais tu estimais être assez grande pour faire tes propres choix maintenant. Tu voulais suivre la voix de ta mère. Tu voulais l'aider. Tu voulais faire plus pour les androïdes, toujours plus. "▬ Et il y a bien longtemps que je décide pour moi-même dans quoi je veux m'engager, ou non, tu sais ?" Tu soupires légèrement, baissant légèrement les yeux. Tout ça, c'était loin d'être terminé. En fait, ça ne faisait même que commencer. Maintenant que la presse s'était emparé du phénomène de déviance, ça allait sans doute être bien pire, d'ailleurs. "▬ Tu crois … qu'il va y avoir une guerre ? Entre les humains et les androïdes je veux dire … Moi j'ai pas envie d'une guerre. Je veux pas voir plus de gens mourir, et plus de peine."


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Message(#) Sujet: Re: This is the end ... ? (pv. Malaury) Jeu 30 Aoû - 0:12

This is the end ?
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Le T-shirt salvateur lui fut enfin tendu. L'enfilant rapidement, Samaël nota dans un coin de ses fichiers qu'il pouvait le garder, car il appartenait à son père et qu'elle s'en fichait. Il était vrai que l'androïde n'avait jamais vu de figure paternelle dans cet appartement. Ni même aux côtés d'Angela. En soit, il ne s'était jamais posé la question de son absence ou même de sa présence hypothétique, probablement car il était programmé pour ne pas trop se mêler de ce qui ne le regardait pas. Pourtant, les quelques-mots de la jeune femme le firent tiquer. Qui pouvait se ficher de son père ? Ou plutôt de ses affaires. Ancien androïde ménager s'occupant des enfants, il connaissait l'importance capitale des parents dans l'éducation et le bien-être des enfants, alors ce genre de phrase et de sentiments vis-à-vis d'un parent lui était inconnu.

Laissant ce bug de côté, l'androïde entreprit de lui expliquer la situation, en évitant soigneusement les détails quand même. Ceux-ci n'avaient pas d'importance, malgré les images plus ou moins nettes qu'il conservait dans sa mémoire intacte. Cette capacité des androïdes était à la fois une bénédiction et une malédiction. Se souvenant de tout (ou presque) parfaitement, il était difficile pour eux d'oublier ou de ne pas revivre certaines scènes. En reparler n'était pas facile et pourtant la jeune femme l'écouta avec attention, pour le rassurer par la suite. Sa présence et ses paroles ne la dérangeait pas. Prenant en compte ce paramètre, Samaël se détendit quelque-peu. Encore plus quand ses mains s'immobilisèrent dans les siennes. Cette proximité chaleureuse lui permit de faire plus facilement le tri dans ses ... Emotions. Elle essaya alors de lui expliquer que, malgré ce qu'il évaluait, ce n'était pas de sa faute. Le visage aux traits fins de Samaël se trouva face à celui de Malaury. Il leva les yeux pour les plonger dans les siens. Et d'une voix plus sombre qu'il ne l'aurait voulu :

« Oh oui ... Je leur en veux. » Une chose étrange émergea alors dans le marasme d'informations et d'émotions qu'il possédait : une envie de supprimer tout ce qui pouvait être lié à ce gang de pourritures. Quelque-chose de sombre, qu'il ne pensait pas ressentir ou même comprendre un jour. Pourtant, c'était bien présent. Et même s'il se sentait responsable de ce qu'il arrivait, il ne pouvait s'empêcher de voir la vérité : ils y étaient tous pour quelque-chose. Et il les ... Haïssait pour cela. « Et, ils paieront tous un jour. ». Ils lui avaient arraché une des seules choses qui avaient vraiment compté pour lui. Et pourquoi ?

Il reporta néanmoins son attention sur la jeune femme. Son caractère plus affirmé, illustré par sa réplique le fit légèrement sourire. Il ne pouvait que comprendre cette volonté de s'affirmer, de faire ses propres choix. Même si cela n'était clairement pas prudent. Pourtant, elle souleva alors une question que lui-même se posait depuis plusieurs semaines déjà. Cette inquiétude qui se transformait doucement en peur ... Puis en réponse. Pourtant il haussa les épaules, encore collée à la sienne, pour lui répondre dans un soupir en regardant dans le vague :

« Je ne sais pas. Mais, ça en prend la forme. Je ne veux plus en voir non plus. Mais ... Les choses ne vont pas dans le bon sens. Pour cela, il faudrait plus d'humains comme ta mère ... Ou toi. », il tourna alors à nouveau la tête vers elle avec un léger sourire : « Les choses seraient beaucoup plus faciles. ». Il leva alors la main pour replacer une mèche blonde rebelle autour du visage de Malaury. Il la regardait avec une certaine forme de tendresse. Oh oui, les choses ne seraient pas comme elles étaient si tout était aussi simples.« Mais on pourra toujours se préparer à toutes les éventualités. Et ... Je serai là, si tu as besoin de moi. ». Ce n'était peut-être pas très optimiste, mais il n'était pas programmé pour mentir et il n'en avait aucunement l'attention avec elle. Mais sa dernière phrase était une promesse. Tout comme elle avait été là pour lui ce soir là, il serait à jamais là pour elle.

« Mais pour le moment, tu vas surtout avoir besoin de repos. Il est déjà 23h47. La guerre peut bien attendre encore un peu. » dit-il avant de se lever et couper le contact. Il se dirigea vers la porte de la chambre pour l'ouvrir avant de reprendre :

« Je vais te laisser tranquille pour ce soir ... »

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